Série Vide | Galerie virtuelle de Henry Dancer
L’œuvre de Dancer est classée par séries. Lui-même l’avait organisée ainsi.
Après le tumulte de la Série Premières Peintures, la délicatesse des lacis de la Série Lascaux, la fulgurance de la Série Le Trait, le retour à la figuration dans la Série Les Corps, voilà le calme de la Série Vide.
Devant les grandes plages vides de papier Canson blanc ou mi-teinte, on ne peut s’empêcher de penser aux non peints des dernières toiles de Cézanne.
Pourquoi y a-t il quelque chose plutôt que rien, se demande Dancer bien souvent. Et ce souvenir me revient : nous partons en extérieur peindre « le rien » : une souche d’arbre, un voile nuageux sur le lac, une trouée de lumière sur les montagnes voisines.
Vide, respiration, souffle nouveau, paix, pression minimum, vacuité, calme, voilà les nouvelles caractéristiques de cet homme si chaleureux.
La peinture d’Henry Dancer nous parle de lui : son chemin va alors vers un bonheur tranquille, la sérénité n’est pas loin, la gaieté de ses tableaux l’illustre.