LES PERDREAUX ET LES HOMARDS
Un dimanche matin, mon chien, setter Anglais, s’agite dans le jardin, au pied du portail, auprès d’un paquet enveloppé de papier journal. Mon cousin Maurice l’a déposé au retour de la chasse.
J’ouvre délicatement le colis et découvre 4 perdreaux dodus, mollement posés sur le sol, la tête encapuchonnée dans le joli duvet moucheté de brun, de roux, de blanc ivoire et de noir.
Tout de suite, avant de les plumer et de les cuisiner, nous décidons de les peindre: Henry aux pastels à l’huile sur papier, et moi, comme toujours à l’aquarelle.
Ce même été 2000, nous recevons la visite pour un court séjour de ma grande amie Monique, qui peint également, souvent des plages et des bateaux.
De sa Normandie, elle a le goût des poissons et surtout des crustacés.
Avec elle, j’ai les plus beaux souvenirs de plateaux de fruits de mer et du petit Muscadet qui les accompagne.
Après le marché, nous peignons les trésors achetés : les poireaux bien rigides, les asperges violettes aux teintes subtiles, les agrumes acidulés et aujourd’hui, ce sont de beaux homards, bien vivants qui ne demandent qu’à s’échapper du grand plateau où ils sont installés pour être immortalisés par nos pinceaux. Il faut faire vite, il fait chaud, la grande casserole d’eau bouillante attend la fin de notre séance de peinture.
C’est cette peinture que j’ai le plaisir de vous présenter, la peinture de tous les jours, où tout est motif à peindre. Ce sont tout simplement les petits bonheurs quotidiens.
HENRY DANCER, Perdreaux, 50x65cm
Pastels à l’huile sur papier
HENRY DANCER, Homards bleus,
Gouache, 39x47cm